22 09 2021
Retour a la home
Rubrique Économie
Économie
Rubrique Société
Société
Rubrique Technologies
Technologies
Rubrique Culture
Culture
MOTS CLÉS
 
Tous les mots

DOSSIERS...
 Le projet |  L’équipe |  L’association |  Nos outils  | Actualités |  Sources |  Alertes  
Abonnés : connectez-vous

 
Oubli du mot de passe
TRANSFERT S'ARRETE
Transfert décryptait l'actualité des nouvelles technologies, proposait un fil info quotidien et une série d'outils de veille. Notre agence, refusant toute publicité, dépendait de ses abonnements.
  COPINAGES
Ecoutez Routine.
Protégez-vous.
Auditez votre cybersécurité.
Chiffre du jour
700 000
dépistages génétiques chaque année en Europe, selon la Commission européenne (...)
Revue de Web
 Lindows harcelé
 Cyberdissidents vietnamiens en appel
 Plus de CO2 = moins d’eau potable
Phrase du jour
"Ce service public que nous assurons a besoin de votre soutien pour perdurer"
L’association Inf’OGM, qui justifie la fin de la gratuité de son bulletin d’information (...)

Dossier
Le nucléaire mis au secret
Dossiers récents
 Racisme en ligne : l’affaire Sos-racaille
 Le fichage des passagers aériens
 La bataille des brevets logiciels
 L’impasse énergétique
 L’hydrogène, une énergie (presque) propre
Tous les dossiers
Spacer
Unes de la semaine

lundi 1er/12 Transfert.net

vendredi 28/11 Économie

jeudi 27/11 Société

mercredi 26/11 Culture

mardi 25/11 Économie

Spacer


8/03/2001 • 12h26

Le jour où l’e-commerce est tombé en panne

Depuis mercredi 7 mars, le système de paiement sécurisé en ligne Sips, développé par Atos Origin, ne répond plus. Une bonne partie du e-commerce français se retrouve en panne.

En quelques instants, le commerce électronique français est mort. Une attaque dite de déni de service (DDoS), façon Yahoo !, comme en février 2000 ? Pas du tout... La société de services informatiques (SSII) française Atos Origin a commis une nouvelle bourde. Le nom de domaine sips-atos.com n’est plus reconnu depuis, semble-t-il, mercredi 7 mars. Or, sips-atos.com est le nom de domaine nécessaire pour payer les commandes réalisées sur la majorité des sites de commerce électronique. Lorsque l’on commande un billet de train à la SNCF, tout le processus d’achat se passe sur le site de la société de chemins de fer. Jusqu’au moment du paiement. À cet instant, toutes les informations relatives à l’achat en cours sont envoyées au serveur sips-atos.com qui traite le paiement "sécurisé". Le client entre son numéro de carte bancaire sur le site de Sips, la solution de paiement développée par Atos Origin. Puis, il est redirigé avec une sorte de facture, ou d’accord, sur le site de commerce électronique de départ. Dès lors, celui-ci affiche que la transaction est terminée. Le client n’y a vu que du feu. Il ne sait généralement même pas qu’il vient de passer par Atos Origin. En France, les sites de commerce électronique qui souhaitent vendre en ligne avec un système dit SSL (Secure Socket Layer) n’ont pas l’embarras du choix. Outre quelques banques qui ont développé leurs propres systèmes, ils ne peuvent se tourner que vers Atos Origin et son produit Sips ou vers Experian et son système Payline. Atos annonce sur son site une liste de 134 clients. Toutes les caisses enregistreuses virtuelles des clients d’Atos Origin n’étaient toutefois pas coupées du cyber monde jeudi matin. En effet, certains clients utilisent les services de banques qui sous-traitent Sips sur leurs propres serveurs. Pourtant, quelques gros sites marchands, comme celui de la SNCF, ne permettaient plus aux clients de passer commande.

Silence radio

Transfert a tenté en vain de joindre les membres du service de presse de la SSII jeudi matin. Concert de répondeurs téléphoniques... Réunion de crise ? Les clients Sips alertés par Transfert n’avaient pas été prévenus par Atos. L’Olympique de Marseille, par exemple, qui utilise Sips notamment pour sa billetterie, a joint son prestataire de service après avoir été alerté par Transfert. Les techniciens d’Atos Origin ont expliqué qu’ils avaient envoyé des mails aux hébergeurs et aux clients. L’OM, semble-t-il, attend toujours. La panne aurait débuté mercredi 7 mars dans la journée. Atos Origin a expliqué au webmaster du site du club marseillais qu’il s’agit d’un problème sur le Domain Name Server (DNS) principal. La société promet à ses clients que tout sera rentré dans l’ordre "dans les prochaines heures". De fait, la base des noms de domaines pour sips-atos.com (chez Networks Solutions) a été modifiée le 7 mars. De son côté, le voyagiste Nouvelles Frontières annonce avoir eu des incidents sur "une centaine de commandes depuis mercredi soir". Une matinée chargée pour l’agence de voyage : "Nous sommes en train d’essayer de tout régler à la main et par téléphone", raconte un responsable technique du site. Le taux de réalisation des commandes en ligne a chuté de 80 % en temps normal à "40 % entre hier et ce matin", estime-t-on chez Nouvelles Frontières. Selon un membre de l’équipe de développement du site, "les gens d’Atos devaient faire une mise à jour sur leur serveur DNS principal. Apparemment, quelque chose ne s’est pas bien passé". En janvier dernier, Microsoft avait expérimenté le même désagrément.

Un champion toutes catégories

Avec plus de 27 000 salariés et un chiffre d’affaire de 2,8 milliards d’euros réalisé dans plus de 30 pays, la nouvelle entité Atos Origin, née de la fusion du français Atos et du néerlandais Royal Philips Electronics le 31 octobre 2000, est un poids lourd de l’informatique. Pourtant, Atos s’est illustré plusieurs fois par des aberrations techniques ou de sécurité. Dans la liste, non exhaustive, des problèmes rencontrés par les clients d’Atos, on trouve la divulgation malencontreuse de 10 000 logins et mots de passe des clients d’une banque en ligne française. Plus récemment, sur le site de ventes de fleurs aquarelle.com, il était possible d’accéder à toutes les coordonnées bancaires des clients institutionnels.

La liste des clients Sips d’Atos:
http://www.sips-atos.com/Nos_refere... Atos Origin:
http://www.atos.fr
 
Dans la même rubrique

28/11/2003 • 18h33

La Criirad porte plainte contre la Cogema pour avoir diffusé des infos sur les déchets nucléaires

27/11/2003 • 17h14

La Cnil met les"étiquettes intelligentes" sur sa liste noire

26/11/2003 • 18h54

Un observatoire associatif pour lutter contre les inégalités

24/11/2003 • 22h09

EDF refuse d’étudier la résistance de l’EPR à une attaque de type 11-septembre

24/11/2003 • 18h36

La Grèce bannit la biométrie de ses aéroports à un an des Jeux olympiques
Dossier RFID
Les étiquettes "intelligentes"
Dernières infos

28/11/2003 • 19h29

Quand le déclin de la production pétrole mondiale va-t-il débuter ?

28/11/2003 • 19h19

Les réserves de pétrole sont dangereusement surévaluées, dénonce un groupe d’experts

27/11/2003 • 19h01

Un traité onusien veut obliger les belligérants à nettoyer les "résidus explosifs de guerre"

26/11/2003 • 19h06

"The Meatrix", un modèle de dessin animé militant, hilarant et viral

26/11/2003 • 18h47

Pour les Etats-Unis, les essais nucléaires ne sont pas encore de l’histoire ancienne

25/11/2003 • 19h13

Les hébergeurs indépendants ne sont toujours pas responsables, pour l’instant

25/11/2003 • 19h04

Les licences Creative Commons bientôt disponibles en français

24/11/2003 • 18h16

10 000 manifestants réclament la fermeture de la School of Americas

21/11/2003 • 19h36

Deux affaires judiciaires relancent la polémique sur la responsabilité des hébergeurs

21/11/2003 • 19h04

Un anti-raciste poursuivi en justice pour antisémitisme

21/11/2003 • 18h48

Le festival Jonctions confronte art, technologies et éthique

20/11/2003 • 19h28

Un fonctionnaire ne peut utiliser sa messagerie professionnelle à des fins religieuses

20/11/2003 • 19h00

Les technologies de surveillance automatisée tiennent salon au Milipol 2003

20/11/2003 • 18h22

Zouhaïr Yahyaoui libre, les cyberdissidents tunisiens restent harcelés par le régime

20/11/2003 • 16h29

Le site parodique Send Them Back milite pour le renvoi de tous les mp3 "volés" à la RIAA


Contacts |  Haut de page |  Archives
Tous droits réservés | © Transfert.net | Accueil
Logiciels libres |  Confidentialité |  Revue de presse