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12/02/2002 • 21h06

« La porosité entre le monde des affaires et celui des fantasmes est rassurante »

Interview de Bruno Samper. Le jeune créateur de l’organique e-zine panoplie.org est un des artistes les plus innovants du Web français.


Transfert
Quand et comment avez-vous découvert Internet ?

J’ai commencé à fantasmer sur les réseaux – ce n’était pas encore Internet – vers 1985. J’avais 11-12 ans ; une série passait à la télévision qui s’appelait Les petits génies (c’était à la même époque que Wargames), des adolescents américains s’amusaient à résoudre des enquêtes en pénétrant différents systèmes en réseaux. Je ne connaissais pas les modems et je ne comprenais pas le lien entre mon MO5 – j’aurais préféré un Amstrad –, et ce que je voyais à la télévision, pour moi, il y avait quelque chose de magique, une sorte de télépathie, que seuls les Américains maîtrisaient .

Pourquoi vous êtes-vous impliqué dans Internet ? Quel a été le déclic ?

Aprés le MO5, j’ai laissé tombé les "ordinateurs" quelque temps, je n’ai pas suivi la période Amiga contre Atari, puis les débuts du PC multimédia. Ce qui me gênait, c’est que toute production sur ces machines était difficilement diffusable, si on voulait les montrer, il fallait faire venir les copains à la maison (ou à la limite avec une disquette)... Internet, dans ce domaine, a vraiment tout changé, car il offrait la possibilité de diffuser – et potentiellement au niveau mondial – des productions faites exclusivement sur ordinateur, et visibles exclusivement sur ordinateur, on pouvait avoir un retour sur sa production... un médium était né. Ensuite, l’apparition du plug-in Flash a enfoncé le clou.

Quand avez-vous compris que cela allait vraiment décoller en France ?

Le véritable déclic s’est fait en 1996, avec une petite chaîne de Canasatellite : C : (qui à aujourd’hui été remplacée par Game one). Il y avait une très bonne équipe de journalistes sur cette chaîne (quelques anciens du magazine Interactif je crois et qui faisaient aussi l’émission Cyberculture sur Canal +), des gens comme Thomas Cazal, Olivier Malnuit (plus connu sous le nom de l’affaire jeboycottedanone.com) dirigés par Lediberder. Il y avait de fantastiques documentaires, des interviews de Gibson, d’Arthur Krocker... c’était passionnant. C’était le frémissement du Net en france.

Comment avez-vous vécu la période automne 1999-printemps 2000 ? Que faisiez-vous ?

C’était une période incroyable où la fiction s’est mélangée à la réalité, on ne savait plus ce qui était réel. Les mythomanes avaient pris possession du monde, fascinant. Je me souviens du premier article sur boo, je ne comprenais pas comment on pouvait compter faire des milliards de chiffre d’affaires en vendant des pompes branchées (toute la planète allait-elle s’arracher les dernières Nike parce qu’elles étaient vendu sur Internet ?) ça me dépassait, pour moi il y avait quelque chose de magique, une sorte de télépathie, que seuls les Suédois maîtrisaient. Pendant ce temps-là on expérimentait, on développait panoplie.org, la frénésie et l’aura qui entouraient internet facilitaient les contacts, tout semblait possible, on pouvait contacter et espérer travailler avec qui on voulait, humainement ça été très enrichissant.

Comment analysez-vous aujourd’hui cette frénésie de huit mois ?

Ce qui m’a réellement surpris, c’est la rapidité avec laquelle ça a pris. En 1997, je pensais qu’il fallait du temps et de la passion pour développer le Net et pas de l’argent (même si le temps demande un peu d’argent), mais apparemment, je ne me suis pas trompé. Je ne me serais jamais douté qu’il pouvait y avoir une telle porosité entre le monde des affaires (que j’imaginais pragmatique et rationnel) et le monde des fantasmes. C’est rassurant en même temps.

Quel a été, selon vous, le signal de la chute des dotcoms ?

La chute de boo à été un signe fort.

Que faites-vous aujourd’hui ?

Tout reste encore à faire. On continue à expérimenter, à chercher, on a créé une société de production : panoplie.prod et on développe des projets avec de nombreux créateurs, le Net n’est pas notre seul support, ce qui nous intéresse, c’est l’interactivité – à tous les niveaux. Le jeu vidéo est vraiment le champ de création le plus riche aujourd’hui. Et le jeu vidéo en ligne, a vraiment un grand avenir devant lui, artistiquement parlant (même si ce n’est pas pour tout de suite). Mais là, ça demande encore de gros moyens, donc on se prépare.

Croyez-vous toujours autant à Internet ?

Croire est un mot fort, je n’ai jamais "cru" en Internet comme on croit en un dieu. Cela a toujours été pour moi un moyen et non une fin. En ce sens, il reste un des plus formidables outils jamais inventés. Ensuite, comme tous les outils, reste à savoir ce qu’on en fait. En tout cas, Internet a favorisé la création comme jamais auparavant. C’est un fait. Je ne crois pas qu’on ait autant produit de formes de sons, d’images que depuis trois ans, notamment dans ce que l’on appelle génériquement le webdesign. Tout cela est en train de créer une véritable culture globale.

Croyez-vous au commerce en ligne ? Croyez-vous à l’avenir du Web non marchand ?

Il faudra attendre une solution de micro-paiement simple et efficace et là oui, le commerce en ligne pourra décoller. Que cela soit pour des objets matériels, mais surtout pour des objets immatériels (musique, jeux...), le vrai marché d’Internet. Le Web non marchand existera toujours, car c’est le fondement du Web... son socle. Si on le sape, tout s’écroule. Les gens auront toujours besoin de s’exprimer et d’échanger. Sans la gratuité et la générosité, le Web n’aurait jamais existé, c’est un moteur essentiel. Maintenant, reste à trouver l’équilibre. Mais je ne suis pas un analyste.

Comment voyez-vous les années à venir ?

Le développement du haut débit, lentement. Le développement des plates-formes "convergentes" : portables, de type PDA, domestiques type PS2/X-BOX. Réalité augmentée, agents intelligents personnels, bio informatique. L’avènement de l’ère du protoform. Une convergence donc et une concentration encore plus forte des multinationales – mais c’est un lieu commun.

Croyez-vous toujours dans ce qu’on a appelé la netéconomie ?

Une économie globalisée et en réseau ? Oui, ça existe déjà, d’ailleurs.

Quelles vont être, selon vous, les futures grandes échéances et que vont-elles apporter ?

Je ne fais pas ce genre de prévisions, moi. Je n’ai pas les cartes en main, d’ailleurs qui les a ? Microsoft ? Alors Windows XP, ça va apporter que du bonheur, on nous l’a promis.

Internet en France - 7 Ans d'aventures
 
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