20 10 2019
Retour a la home
Rubrique Économie
Économie
Rubrique Société
Société
Rubrique Technologies
Technologies
Rubrique Culture
Culture
MOTS CLÉS
 
Tous les mots

DOSSIERS...
 Le projet |  L’équipe |  L’association |  Nos outils  | Actualités |  Sources |  Alertes  
Abonnés : connectez-vous

 
Oubli du mot de passe
TRANSFERT S'ARRETE
Transfert décryptait l'actualité des nouvelles technologies, proposait un fil info quotidien et une série d'outils de veille. Notre agence, refusant toute publicité, dépendait de ses abonnements.
  COPINAGES
Ecoutez Routine.
Protégez-vous.
Chiffre du jour
700 000
dépistages génétiques chaque année en Europe, selon la Commission européenne (...)
Revue de Web
 Lindows harcelé
 Cyberdissidents vietnamiens en appel
 Plus de CO2 = moins d’eau potable
Phrase du jour
"Ce service public que nous assurons a besoin de votre soutien pour perdurer"
L’association Inf’OGM, qui justifie la fin de la gratuité de son bulletin d’information (...)

Dossier
Le nucléaire mis au secret
Dossiers récents
 Racisme en ligne : l’affaire Sos-racaille
 Le fichage des passagers aériens
 La bataille des brevets logiciels
 L’impasse énergétique
 L’hydrogène, une énergie (presque) propre
Tous les dossiers
Spacer
Unes de la semaine

lundi 1er/12 Transfert.net

vendredi 28/11 Économie

jeudi 27/11 Société

mercredi 26/11 Culture

mardi 25/11 Économie

Spacer


1er/08/2001 • 18h57

Code Rouge, ou comment causer autour d´un ver

L’apocalypse, programmée pour le 1er août, n’a pas eu lieu. Ceci dit, le ver coquin a fait couler beaucoup d’encre. Décryptage...

Ca-té-go-ri-ques ! Les Chinois, relayés par l’AFP, sont catégoriques : "Code Rouge, ce n’est pas nous." Vous en doutiez ? Le fait que certains sites infectés par le ver affichent, en page d’accueil, "hacked by chinese", semblait indiquer le contraire ? Et bien, en fait, les "experts", cités par le bureau de l’Agence France Presse à Pékin, ne laissent aucune place au doute : ce n’est pas le cas et c’était tout simplement impossible. Pourquoi ? Ah, ça... Un expert a ceci de particulier qu’il n’a pas besoin d’expliquer sur quoi il fonde sa conviction. Autre spécificité, il est systématiquement interrogé et cité sans aucun recul lorsqu’un journaliste ne sait pas quoi raconter sur un sujet. Le ver Code Rouge, comme les virus ou les pirates fascine. Alors, au lendemain du réveil (programmé mais raté) de la bestiole, tous les fameux "experts" se déchaînent.

Le milliard, le milliard !!!

On apprend ainsi de la bouche de Michael Erbschloe, vice-président de Computer Economics, que Code Rouge a déjà coûté 1,2 milliard de dollars. Pourquoi virgule deux ? Parce que, en dessous, ça fait chiche. Le milliard sinon rien ! Quant au nombre de serveurs qui sont en péril, Erbschloe l’estime à 6 millions. Mazette. En fait, Computer Economics, que Reuters présente comme une société d’études indépendante, s’est déjà fait remarquer par l’exagération monumentale de son chiffrage pour les coûts des virus Melissa et I love you. Cette entreprise avait réussi à intoxiquer toute la presse de San Francisco à Paris, en annonçant des montants astronomiques (au-delà du milliard bien entendu). L’affaire avait été éventée après enquête de Laurent Mauriac, journaliste à Libération. Le gouvernement américain continue pour sa part de s’autoféliciter : "Cette après-midi, nous en avons reçu l’assurance, de la part de toutes les agences gouvernementales et du département de la Défense : ils ont patché tous leurs serveurs contre Code Rouge", a précisé Sallie McDonald, du General Services Administration. Ce n’est pas pour décourager Sallie Mc Donald, mais parmi les sites gouvernementaux américains toujours vulnérables, mercredi, on compte notamment www.technology-taskforce.gov. Du côté des militaires, le site qui centralise toutes les normes, spécifications et standards de l’armée (www.dodssp.daps.mil) demeure également faillible. Ceci dit, le fait que Code Rouge ait infecté ou non des serveurs n’a pas grand intérêt. Ce qui importe, c’est qu’un pirate, en exploitant le bug de Code Rouge puisse administrer à distance le serveur. Et donc, en modifier le contenu. Changer les normes militaires... Un vieux rêve antimilitariste désormais accessible grâce à Internet.

Des textes pour punir les clients

Mais la palme de l’hypocrisie revient, sans doute, à la Federal Trade Commission (FTC) qui, dans la même journée, affirmait vouloir sanctionner les administrateurs systèmes qui n’agissent pas suffisamment vite contre les grands méchants vers et laissent se propager Code Rouge et ses congénères. La FTC propose même un texte qui viserait à imposer aux entreprises du secteur financier, sous son contrôle, de protéger leurs réseaux. En clair, tu as patché, ça va ; mais si tu n’as rien fait, tu es coupable et tu seras puni. La démarche va, certes, dans le bon sens puisqu’elle responsabilise enfin les entreprises, mais elle omet de s’intéresser à l’un des principaux responsables : le vendeur de logiciels ou de solutions clef en mains. Imaginez qu’un constructeur de voitures commercialise un véhicule avec des freins défaillants et ne fasse rien pour améliorer la situation. Qui songerait à accuser le conducteur de ne pas avoir fait le nécessaire pour éviter de s’exploser contre un mur ? Et, pourtant, personne ne songe encore à forcer Microsoft à livrer un serveur web non vulnérable à des buffer overflows (débordement de pile), un truc utilisé par tous les hackers pour trouver des bugs à deux francs depuis des années ? Il serait temps, pourtant. De même, personne ne contraint les SSII ou les Web agencies à livrer des sites web correctement installés, alors qu’elles pratiquent souvent des prix exorbitants. Il serait temps. Pourtant...

 
Dans la même rubrique

28/11/2003 • 18h33

La Criirad porte plainte contre la Cogema pour avoir diffusé des infos sur les déchets nucléaires

27/11/2003 • 17h14

La Cnil met les"étiquettes intelligentes" sur sa liste noire

26/11/2003 • 18h54

Un observatoire associatif pour lutter contre les inégalités

24/11/2003 • 22h09

EDF refuse d’étudier la résistance de l’EPR à une attaque de type 11-septembre

24/11/2003 • 18h36

La Grèce bannit la biométrie de ses aéroports à un an des Jeux olympiques
Dossier RFID
Les étiquettes "intelligentes"
Dernières infos

28/11/2003 • 19h29

Quand le déclin de la production pétrole mondiale va-t-il débuter ?

28/11/2003 • 19h19

Les réserves de pétrole sont dangereusement surévaluées, dénonce un groupe d’experts

27/11/2003 • 19h01

Un traité onusien veut obliger les belligérants à nettoyer les "résidus explosifs de guerre"

26/11/2003 • 19h06

"The Meatrix", un modèle de dessin animé militant, hilarant et viral

26/11/2003 • 18h47

Pour les Etats-Unis, les essais nucléaires ne sont pas encore de l’histoire ancienne

25/11/2003 • 19h13

Les hébergeurs indépendants ne sont toujours pas responsables, pour l’instant

25/11/2003 • 19h04

Les licences Creative Commons bientôt disponibles en français

24/11/2003 • 18h16

10 000 manifestants réclament la fermeture de la School of Americas

21/11/2003 • 19h36

Deux affaires judiciaires relancent la polémique sur la responsabilité des hébergeurs

21/11/2003 • 19h04

Un anti-raciste poursuivi en justice pour antisémitisme

21/11/2003 • 18h48

Le festival Jonctions confronte art, technologies et éthique

20/11/2003 • 19h28

Un fonctionnaire ne peut utiliser sa messagerie professionnelle à des fins religieuses

20/11/2003 • 19h00

Les technologies de surveillance automatisée tiennent salon au Milipol 2003

20/11/2003 • 18h22

Zouhaïr Yahyaoui libre, les cyberdissidents tunisiens restent harcelés par le régime

20/11/2003 • 16h29

Le site parodique Send Them Back milite pour le renvoi de tous les mp3 "volés" à la RIAA


Contacts |  Haut de page |  Archives
Tous droits réservés | © Transfert.net | Accueil
Logiciels libres |  Confidentialité |  Revue de presse