16 05 2022
Retour a la home
Rubrique Économie
Économie
Rubrique Société
Société
Rubrique Technologies
Technologies
Rubrique Culture
Culture
MOTS CLÉS
 
Tous les mots

DOSSIERS...
 Le projet |  L’équipe |  L’association |  Nos outils  | Actualités |  Sources |  Alertes  
Abonnés : connectez-vous

 
Oubli du mot de passe
TRANSFERT S'ARRETE
Transfert décryptait l'actualité des nouvelles technologies, proposait un fil info quotidien et une série d'outils de veille. Notre agence, refusant toute publicité, dépendait de ses abonnements.
  COPINAGES
Ecoutez Routine.
Protégez-vous.
Auditez votre cybersécurité.
Chiffre du jour
700 000
dépistages génétiques chaque année en Europe, selon la Commission européenne (...)
Revue de Web
 Lindows harcelé
 Cyberdissidents vietnamiens en appel
 Plus de CO2 = moins d’eau potable
Phrase du jour
"Ce service public que nous assurons a besoin de votre soutien pour perdurer"
L’association Inf’OGM, qui justifie la fin de la gratuité de son bulletin d’information (...)

Dossier
Le nucléaire mis au secret
Dossiers récents
 Racisme en ligne : l’affaire Sos-racaille
 Le fichage des passagers aériens
 La bataille des brevets logiciels
 L’impasse énergétique
 L’hydrogène, une énergie (presque) propre
Tous les dossiers
Spacer
Unes de la semaine

lundi 1er/12 Transfert.net

vendredi 28/11 Économie

jeudi 27/11 Société

mercredi 26/11 Culture

mardi 25/11 Économie

Spacer


18/01/2001 • 19h04

Le Web censuré, à la mode tunisienne

En Tunisie, l’...tat augmente sa pression sur la liberté d’expression sur la Toile. Sa dernière cible : les cybercafés tunisiens dont raffole la jeunesse tunisienne.

Le régime du président Ben Ali a décidé de s’attaquer aux Publinet, ces cybercafés qui connaissent un succès grandissant et constituent les lieux d’accès au Net privilégiés pour les Tunisiens. Un symbole. Le 10 janvier dernier, le ministère des Communications convoquait, selon des témoignages provenant des acteurs de l’Internet tunisien, plusieurs dizaines de gérants de Publinet situés à Tunis. Et leur annonçait, en plus d’une baisse des tarifs de connexion pour les handicapés, les étudiants et les journalistes (de 1,5 à 2 dinars tunisiens l’heure, de 7,5 à 10 F), une série de mesures qui sentent bon l’odeur de la censure. Les accès à des sites à caractère pornographiques seraient désormais interdits depuis les cybercafés. La téléphonie sur Internet est également bannie dans les lieux d’accès publics. Autre interdiction d’usage : les internautes ne pourront plus télécharger de contenu depuis la Toile sans l’autorisation des gérants des Publinet. Palme de la censure : l’obligation, pour les cybercafés, d’installer des logiciels de filtrage sur les machines connectées à l’Internet.

Filtrage institutionnel

Selon des informations postées sur un forum de discussion tunisien par un gérant de cybercafé ayant assisté à la réunion, les autorités tunisiennes auraient distribué "des disquettes contenant un logiciel bloquant l’accès à une liste de sites interdits que l’on doit installer sur chaque machine connectée à Internet". Toute infraction à ces consignes musclées des autorités est passible d’une amende de 2 000 DT (environ 10 000 F) et de la fermeture du cybercafé. Plusieurs sites sont déjà inaccessibles depuis la Tunisie : notamment ceux émanant d’organisations des droits de l’homme ou de défense de la liberté d’expression (Amnesty International, Reporter sans frontières). "Mais jusqu’à présent les filtres se trouvaient sur les serveurs gérés par l’ATI [l’Agence tunisienne de l’Internet, placée sous la tutelle du ministère des communications NDRL]. Certains Publinet contournaient l’interdiction en installant des proxy sur leurs machines. Aujourd’hui, accéder aux sites interdits sera plus difficile" confie un membre de takriz.org, un webzine tunisien dont les pages ne sont toujours pas consultables depuis les ordinateurs tunisiens.

Flicage à grande échelle

Courriers électroniques surveillés, fichage des internautes, sites censurés, utilisation du cryptage soumise à autorisation : la Tunisie concentre les dérives d’un ...tat policier souhaitant contrôler à tout prix le Réseau. Objectif : museler la prise de parole des Tunisiens sur la Toile et contrôler l’accès via l’Internet à des informations sensibles, notamment sur les questions inhérentes aux droits de l’homme. Jean Luc Cipière, responsable d’ATTAC Rhône témoigne également de la censure permanente des autorités tunisiennes sur le Réseau : "Notre organisation est jumelée avec une association tunisienne, le RAID, dont l’...tat refuse de reconnaître l’existence légale. Il est fréquent que nos courriers électroniques envoyés à nos interlocuteurs tunisiens n’arrivent jamais. Sans qu’aucune notification en retour. En Tunisie, une loi autorise les autorités à ouvrir et lire le courrier postal et électronique sans en informer ni le destinataire, ni l’expéditeur." Sihem Bensedrine, la directrice de Kalima, un magazine électronique tunisien évoque, elle, les visites de policiers venus scruter après coup les sites visités par les internautes dans les cybercafés. "La police fouille de temps en temps l’historique de navigation une fois la connexion terminée." Pour fœtus, un membre de takriz.org, le fait que le ministère des Communications s’attaque aux accès publics n’a rien d’étonnant. "Vous savez, pour ouvrir un Publinet en Tunisie une condition bien que tacite est obligatoire : l’enseigne doit être de couleur violette sur fond blanc. Pourquoi ? la couleur du RCD [Rassemblement constitutionnel démocratique, parti dirigé par le président tunisien Ben Ali, NDRL] est violette. C’est une simple démonstration de la connerie omniprésente ici." Tout est dit...

http://www.kalimatunisie.com
http://www.kalimatunisie.com http://www.amnesty.org/
http://www.amnesty.org/ http://www.rsf.fr/
http://www.rsf.fr/ http://www.takriz.org
http://www.takriz.org
 
Dans la même rubrique

28/11/2003 • 18h33

La Criirad porte plainte contre la Cogema pour avoir diffusé des infos sur les déchets nucléaires

27/11/2003 • 17h14

La Cnil met les"étiquettes intelligentes" sur sa liste noire

26/11/2003 • 18h54

Un observatoire associatif pour lutter contre les inégalités

24/11/2003 • 22h09

EDF refuse d’étudier la résistance de l’EPR à une attaque de type 11-septembre

24/11/2003 • 18h36

La Grèce bannit la biométrie de ses aéroports à un an des Jeux olympiques
Dossier RFID
Les étiquettes "intelligentes"
Dernières infos

28/11/2003 • 19h29

Quand le déclin de la production pétrole mondiale va-t-il débuter ?

28/11/2003 • 19h19

Les réserves de pétrole sont dangereusement surévaluées, dénonce un groupe d’experts

27/11/2003 • 19h01

Un traité onusien veut obliger les belligérants à nettoyer les "résidus explosifs de guerre"

26/11/2003 • 19h06

"The Meatrix", un modèle de dessin animé militant, hilarant et viral

26/11/2003 • 18h47

Pour les Etats-Unis, les essais nucléaires ne sont pas encore de l’histoire ancienne

25/11/2003 • 19h13

Les hébergeurs indépendants ne sont toujours pas responsables, pour l’instant

25/11/2003 • 19h04

Les licences Creative Commons bientôt disponibles en français

24/11/2003 • 18h16

10 000 manifestants réclament la fermeture de la School of Americas

21/11/2003 • 19h36

Deux affaires judiciaires relancent la polémique sur la responsabilité des hébergeurs

21/11/2003 • 19h04

Un anti-raciste poursuivi en justice pour antisémitisme

21/11/2003 • 18h48

Le festival Jonctions confronte art, technologies et éthique

20/11/2003 • 19h28

Un fonctionnaire ne peut utiliser sa messagerie professionnelle à des fins religieuses

20/11/2003 • 19h00

Les technologies de surveillance automatisée tiennent salon au Milipol 2003

20/11/2003 • 18h22

Zouhaïr Yahyaoui libre, les cyberdissidents tunisiens restent harcelés par le régime

20/11/2003 • 16h29

Le site parodique Send Them Back milite pour le renvoi de tous les mp3 "volés" à la RIAA


Contacts |  Haut de page |  Archives
Tous droits réservés | © Transfert.net | Accueil
Logiciels libres |  Confidentialité |  Revue de presse