07 07 2020
Retour a la home
Rubrique Économie
Économie
Rubrique Société
Société
Rubrique Technologies
Technologies
Rubrique Culture
Culture
MOTS CLÉS
 
Tous les mots

DOSSIERS...
 Le projet |  L’équipe |  L’association |  Nos outils  | Actualités |  Sources |  Alertes  
Abonnés : connectez-vous

 
Oubli du mot de passe
TRANSFERT S'ARRETE
Transfert décryptait l'actualité des nouvelles technologies, proposait un fil info quotidien et une série d'outils de veille. Notre agence, refusant toute publicité, dépendait de ses abonnements.
  COPINAGES
Ecoutez Routine.
Protégez-vous.
Auditez votre cybersécurité.
Chiffre du jour
700 000
dépistages génétiques chaque année en Europe, selon la Commission européenne (...)
Revue de Web
 Lindows harcelé
 Cyberdissidents vietnamiens en appel
 Plus de CO2 = moins d’eau potable
Phrase du jour
"Ce service public que nous assurons a besoin de votre soutien pour perdurer"
L’association Inf’OGM, qui justifie la fin de la gratuité de son bulletin d’information (...)

Dossier
Le nucléaire mis au secret
Dossiers récents
 Racisme en ligne : l’affaire Sos-racaille
 Le fichage des passagers aériens
 La bataille des brevets logiciels
 L’impasse énergétique
 L’hydrogène, une énergie (presque) propre
Tous les dossiers
Spacer
Unes de la semaine

lundi 1er/12 Transfert.net

vendredi 28/11 Économie

jeudi 27/11 Société

mercredi 26/11 Culture

mardi 25/11 Économie

Spacer


29/05/2001 • 19h38

Vote électronique : le doute belge

Pionnière du vote électronique, la Belgique fait marche arrière. Le Sénat s’apprête à voter un moratoire sur l’extension d’un scrutin sur ordinateur.
cliquez sur l’image pour voir l’isoloir
Vote électronique, démocratie numérique, émergence des e-citoyens, les thèmes de réflexion ambitieux ne manquent pas sur un sujet qui occupe aujourd’hui beaucoup les politiques. Et alors que les élus français en sont encore à vanter les bénéfices du vote électronique (expérimenté à deux reprises en France) et déjà, à vanter les mérites, supposés, du vote par Internet, les Belges, eux, révisent leur jugement sur cette pratique. Il sont pourtant les pionniers du vote électronique :43 % de leurs bureaux de vote sont équipés de machines à élire depuis 1994. Pourtant, les Belges proposent aujourd’hui un moratoire sur le sujet.

La commission de l’Intérieur du Sénat vient en effet d’élaborer une recommandation sur le vote électronique. Ce texte, sur lequel 15 sénateurs planchent depuis octobre 2000, dans la foulée de l’élection des conseils communaux, propose de geler le développement du vote électronique : il ne s’agit pas de faire disparaître les machines à voter mais de ne pas développer leur implantation. Une nuance d’importance, fruit du compromis trouvé par les sénateurs. "Les élus du sud du pays (francophones) se sont prononcés contre le vote électronique, tandis que les élus du nord étaient pour. La majorité a donc fini par s’entendre sur la mise en place d’un moratoire", explique Georges Dallemagne, l’un des rapporteurs du texte du Sénat

Le résultat du compromis donne ceci : les 57 % d’électeurs qui votent manuellement vont continuer à mettre eux-mêmes leur bulletin dans l’urne. Pour les bureaux qui ne veulent pas en rester au vote papier, un système de dépouillement par lecture optique sera privilégié pour accélérer le comptage. Pour les 43 % de votants concernés par le vote électronique (les machines sont installées dans leurs bureaux de vote), la commission demande au gouvernement de mettre en place un système de confirmation de vote. Un bulletin de vote sera remis à chaque électeur et déposé dans une urne de secours. Le texte recommande également de procéder à un contrôle obligatoire du scrutin par échantillonnage dans 3 % des bureaux de vote. Dès qu’une anomalie comptable sera suspectée, la loi devra imposer un décompte manuel obligatoire. Même si cette recommandation, qui sera soumise au vote la semaine prochaine avant d’être transmise au Gouvernement, n’a pas de valeur contraignante, la voix du Sénat est rarement ignorée par le gouvernement.

La crédibilité du système électoral belge


Eric Mugneret -
Par cette recommandation, les sénateurs entendent favoriser un système de contrôle transparent. Le texte ne dit-il pas qu’ "il en va de la crédibilité du système électoral belge et international". Un véritable succès pour les détracteurs du vote électronique qui ne cessent d’appeler au débat depuis 1994, date de la promulgation de loi sur le vote automatisé. Nabil Antoun, polytechnicien de formation et président l’association Pour Eva (pour une éthique du vote automatisé) est de ceux-là. Il milite pour un retour au vote sur bulletin et a multiplié les recours administratifs et judiciaires. Avec une idée fixe : alerter les citoyens belges sur les dangers du scrutin électronique. "Tout scrutin démocratique implique un contrôle populaire et la transparence y est de mise", répète inlassablement celui qui à plusieurs reprises à refusé de "voter à l’aveugle". Bien que le vote soit (théoriquement) obligatoire au plat pays. "Tout système informatique est piratable. Comment m’assurer que la carte magnétique qui enregistre mon vote est réellement vierge ?", s’interroge le polytechnicien. Paul Vanwelde, enseignant et directeur d’une petite société de service, sans être "un chaud partisan du vote électronique", défend une position plus conciliante. Comme Nabil Antoun, il a été auditionné par le Sénat, car c’est un auteur prolixe d’articles sur le sujet. "Que l’on utilise le vote électronique, soit, mais pas tel qu’il est pratiqué aujourd’hui en Belgique. Nous avons besoin d’un certain nombre de conditions de contrôle obligatoires auxquelles la proposition de la commission du Sénat répond dans sa recommandation" assure-t-il. Nabil Antoun, lui est contre. Pour lui, l’...tat belge doit impérativement faire marche arrière. Certains ont déjà rejoint ses positions comme la Ligue belge des droits de l’homme dont le président, Partrick Charlier, s’est prononcé contre "l’automatisation des opérations de vote" car "elle n’offre pas toutes les garanties d’un contrôle démocratique". En arrivera-t-on aux mêmes conclusions en France, où l’on a commencé à expérimenter cette technique ? Pour cela, il faudrait que les politiques lancent un débat qui, pour une fois, dépasse les bonnes paroles jetées en pâture au public sur le thème de la seule modernité.

Le Sénat belge:
http://www.senate.be
 
Dans la même rubrique

28/11/2003 • 18h33

La Criirad porte plainte contre la Cogema pour avoir diffusé des infos sur les déchets nucléaires

27/11/2003 • 17h14

La Cnil met les"étiquettes intelligentes" sur sa liste noire

26/11/2003 • 18h54

Un observatoire associatif pour lutter contre les inégalités

24/11/2003 • 22h09

EDF refuse d’étudier la résistance de l’EPR à une attaque de type 11-septembre

24/11/2003 • 18h36

La Grèce bannit la biométrie de ses aéroports à un an des Jeux olympiques
Dossier RFID
Les étiquettes "intelligentes"
Dernières infos

28/11/2003 • 19h29

Quand le déclin de la production pétrole mondiale va-t-il débuter ?

28/11/2003 • 19h19

Les réserves de pétrole sont dangereusement surévaluées, dénonce un groupe d’experts

27/11/2003 • 19h01

Un traité onusien veut obliger les belligérants à nettoyer les "résidus explosifs de guerre"

26/11/2003 • 19h06

"The Meatrix", un modèle de dessin animé militant, hilarant et viral

26/11/2003 • 18h47

Pour les Etats-Unis, les essais nucléaires ne sont pas encore de l’histoire ancienne

25/11/2003 • 19h13

Les hébergeurs indépendants ne sont toujours pas responsables, pour l’instant

25/11/2003 • 19h04

Les licences Creative Commons bientôt disponibles en français

24/11/2003 • 18h16

10 000 manifestants réclament la fermeture de la School of Americas

21/11/2003 • 19h36

Deux affaires judiciaires relancent la polémique sur la responsabilité des hébergeurs

21/11/2003 • 19h04

Un anti-raciste poursuivi en justice pour antisémitisme

21/11/2003 • 18h48

Le festival Jonctions confronte art, technologies et éthique

20/11/2003 • 19h28

Un fonctionnaire ne peut utiliser sa messagerie professionnelle à des fins religieuses

20/11/2003 • 19h00

Les technologies de surveillance automatisée tiennent salon au Milipol 2003

20/11/2003 • 18h22

Zouhaïr Yahyaoui libre, les cyberdissidents tunisiens restent harcelés par le régime

20/11/2003 • 16h29

Le site parodique Send Them Back milite pour le renvoi de tous les mp3 "volés" à la RIAA


Contacts |  Haut de page |  Archives
Tous droits réservés | © Transfert.net | Accueil
Logiciels libres |  Confidentialité |  Revue de presse