26 07 2017
Retour a la home
Rubrique Économie
Économie
Rubrique Société
Société
Rubrique Technologies
Technologies
Rubrique Culture
Culture
MOTS CLÉS
 
Tous les mots

DOSSIERS...
 Le projet |  L’équipe |  L’association |  Nos outils  | Actualités |  Sources |  Alertes  
Abonnés : connectez-vous

 
Oubli du mot de passe
TRANSFERT S'ARRETE
Transfert décryptait l'actualité des nouvelles technologies, proposait un fil info quotidien et une série d'outils de veille. Notre agence, refusant toute publicité, dépendait de ses abonnements.
  COPINAGES
Jouez sur iPhone à Lucioles.
Sauvez la planète en lisant Terra Eco.
Et pourquoi pas plonger dans Nautilus ?
Ecoutez Routine.
Chiffre du jour
700 000
dépistages génétiques chaque année en Europe, selon la Commission européenne (...)
Revue de Web
 Lindows harcelé
 Cyberdissidents vietnamiens en appel
 Plus de CO2 = moins d’eau potable
Phrase du jour
"Ce service public que nous assurons a besoin de votre soutien pour perdurer"
L’association Inf’OGM, qui justifie la fin de la gratuité de son bulletin d’information (...)

Dossier
Le nucléaire mis au secret
Dossiers récents
 Racisme en ligne : l’affaire Sos-racaille
 Le fichage des passagers aériens
 La bataille des brevets logiciels
 L’impasse énergétique
 L’hydrogène, une énergie (presque) propre
Tous les dossiers
Spacer
Unes de la semaine

lundi 1er/12 Transfert.net

vendredi 28/11 Économie

jeudi 27/11 Société

mercredi 26/11 Culture

mardi 25/11 Économie

Spacer


26/05/2003 • 18h32

Un médecin lance une "Pneumo-Party" avec l’Institut Pasteur

Ce bal masqué atypique est une soirée pour la recherche... privée

Jacques Durand, un médecin du sud de la France, organise une "Pneumo-party" le 3 juin, pour lever des fonds contre le Sras (Syndrome respiratoire aigü sévère). Cette opération de "communication festive" en boîte de nuit est soutenue par l’Institut Pasteur qui y voit un moyen de sensibiliser les jeunes aux bienfaits de la recherche privée.

(JPEG)
Le logo de la soirée organisée par Jacques Durand dans une boîte de nuit parisienne, le 3 juin (DR)

"Soirée dansante masquée", "Night virus fever", "Striptease des masques" et "surprises", voilà ce que promet le programme de la Pneumo-Party, qui se tiendra le 3 juin au Back Up, une boîte parisienne du 15e arrondissement. Le père de cette soirée atypique est Jacques Durand, un médecin toulousain rattaché au ministère de la Santé, qui précise que son travail ne consiste pas à lutter contre le célèbre virus Sras mais qu’il intervient auprès des handicapés.

"L’idée de la Pneumo-party, c’est de déstresser les gens, qui ont parfois un comportement agressif vis-à-vis des victimes du virus", explique Jacques Durand, pour qui la France, peu touchée, ne montre pas assez de solidarité envers les pays asiatiques.

Pour justifier l’utilité de ce qui peut paraître comme une simple blague ambigüe, Jacques Durand, qui a réalisé lui-même le site internet de la soirée, précise qu’il s’agit d’un vrai "appel au don public" pour la recherche contre le virus : "Les masques qu’on distribuera, par exemple, sont de vrais équipements médicaux. On n’est pas là pour profiter."

"Pas un prince de la nuit"

En payant 19 euros pour l’entrée et une consommation, les clients pourront espérer aider la recherche contre le Sras et passer une soirée très thématique, avec diverses animations telles que des spectacles d’acteurs de rue.

L’organisateur espère que 900 personnes viendront au Back Up, qui peut en accueillir 1200.

"Nous avons surtout un partenariat avec l’Institut Pasteur" souligne Jacques Durand, qui, s’il avoue ne pas être un "prince de la nuit", a dans le passé effectué de l’assistance médicale pour des équipes scientifiques en mission en Asie.

Lors de la soirée, les participants à la Pneumo-party recevront des dépliants d’information sur le Sras fournis par l’Institut Pasteur et pourront verser leur obole dans une urne prévue à cet effet.

Pasteur dans la danse

Sylvie Delassus, chef du service de la communication externe et du soutien à la recherche de l’Institut Pasteur, confirme qu’il existe bien un partenariat avec l’organisateur de la Pneumo-party, qui a pris l’initiative de la contacter.

Si l’inititative est louable, on se demande tout de même dans quelle mesure les fonds levés par la Pneumo-party pourront aider la recherche de l’Institut Pasteur, qui dit avoir une cinquantaine de personnes mobilisées contre le Sras, pour un budget de plusieurs centaines de milliers d’euros.

"Notre laboratoire spécialisé dans la grippe, qui travaille actuellement presque uniquement sur le Sras, avait déjà consommé tout son budget annuel fin avril...", explique Sylvie Delassus, pour montrer l’effort consenti par Pasteur sur ce dossier.

"Jacques Durand est plein d’espoir quant à sa collecte de fonds. Je suis personnellement beaucoup plus sceptique", précise Sylvie Delassus.

A la recherche des jeunes

En fait, l’intérêt de Pasteur réside principalement dans la communication à long terme auprès d’un public très jeune, que l’Institut dit ne pas réussir à toucher : "En France, nous avons une culture de l’Etat omniprésent et omnipotent, avance Sylvie Delassus. Les gens ne veulent pas payer plus d’impôts mais ne veulent pas non plus donner, parce qu’ils ont l’impression que l’Etat devrait se charger de tout ça. Si l’on n’explique pas aux jeunes que les choses peuvent se faire différemment et qu’il y a des avantages à cela, on sera encore dans la même situation dans 20 ans."

Pour l’Institut Pasteur, les circuits privés de financement de la recherche présentent des avantages : "Il y a d’abord le choix de l’objet de recherche. Il faut savoir qu’en France, 80 % des crédits publics de recherche vont au secteur spatial. Ce n’est pas le choix spontané du public..." explique Sylvie Delassus. Elle avance aussi que les circuits privés permettent une "meilleure réactivité" en cas d’urgence, comme dans la lutte contre le bacille du charbon à laquelle Pasteur a participé.

Soirée très privée

L’Institut Pasteur est une fondation privée reconnue d’utilité publique, dont le budget (188 millions d’euros en 2002) est financé par trois sources, selon Sylvie Delassus : un tiers de subventions, un tiers de mécénat (dons, legs) et un tiers de revenus propres grâce à la vente de licences et de brevets.

L’Institut Pasteur, qui a validé un test de détection du Sras distribué gratuitement aux sept hôpitaux agréés en France, travaille sur un projet de vaccin contre le virus. Ce vaccin pourrait faire l’objet d’un brevet.

Jacques Durand, lui, croit aussi aux bienfaits du secteur privé pour pallier ses carences de moyens. Celui qui a travaillé dans le passé pour le géant de l’industrie pharmaceutique AstraZeneca cherche à intéresser des "grands groupes" au concept de Pneumo-party.

"On veut créer des partenariats dans lesquels les entreprises financent et nous apportons la caution éthique. C’est possible dans le monde du voyage qui est touché par le virus, par exemple", explique Jacques Durand, qui s’est associé avec un organisateur de soirées événementielles indépendant, Jacques Delcausse Organisation/Team Incentive. Tous deux espèrent que la Pneumo-party du 3 juin sera la première d’une longue série. Jacques Durand ajoute, sans rire : "Vous savez, je suis un médecin atypique."

Le site de la Pneumo-Party:
http://www.pneumo-party.org

Le site de l’Institut Pasteur:
http://www.pasteur.fr/externe

"Sras: l’Institut Pasteur met un test de détection à la disposition de 7 laboratoires français" (Communiqué Pasteur):
http://www.pasteur.fr/actu/presse/c...

 
Dans la même rubrique

26/11/2003 • 19h06

"The Meatrix", un modèle de dessin animé militant, hilarant et viral

21/11/2003 • 18h48

Le festival Jonctions confronte art, technologies et éthique

20/11/2003 • 16h29

Le site parodique Send Them Back milite pour le renvoi de tous les mp3 "volés" à la RIAA

14/11/2003 • 14h40

Le V2V, une vidéothèque militante et décentralisée

13/11/2003 • 16h07

Les télés libres appellent à des états généraux européens du "tiers secteur audiovisuel"
Dossier RFID
Les étiquettes "intelligentes"
Dernières infos

28/11/2003 • 19h29

Quand le déclin de la production pétrole mondiale va-t-il débuter ?

28/11/2003 • 19h19

Les réserves de pétrole sont dangereusement surévaluées, dénonce un groupe d’experts

28/11/2003 • 18h33

La Criirad porte plainte contre la Cogema pour avoir diffusé des infos sur les déchets nucléaires

27/11/2003 • 19h01

Un traité onusien veut obliger les belligérants à nettoyer les "résidus explosifs de guerre"

27/11/2003 • 17h14

La Cnil met les"étiquettes intelligentes" sur sa liste noire

26/11/2003 • 18h54

Un observatoire associatif pour lutter contre les inégalités

26/11/2003 • 18h47

Pour les Etats-Unis, les essais nucléaires ne sont pas encore de l’histoire ancienne

25/11/2003 • 19h13

Les hébergeurs indépendants ne sont toujours pas responsables, pour l’instant

25/11/2003 • 19h04

Les licences Creative Commons bientôt disponibles en français

24/11/2003 • 22h09

EDF refuse d’étudier la résistance de l’EPR à une attaque de type 11-septembre

24/11/2003 • 18h36

La Grèce bannit la biométrie de ses aéroports à un an des Jeux olympiques

24/11/2003 • 18h16

10 000 manifestants réclament la fermeture de la School of Americas

21/11/2003 • 19h36

Deux affaires judiciaires relancent la polémique sur la responsabilité des hébergeurs

21/11/2003 • 19h04

Un anti-raciste poursuivi en justice pour antisémitisme

20/11/2003 • 19h28

Un fonctionnaire ne peut utiliser sa messagerie professionnelle à des fins religieuses


Contacts |  Haut de page |  Archives
Tous droits réservés | © Transfert.net | Accueil
Logiciels libres |  Confidentialité |  Revue de presse