10 07 2020
Retour a la home
Rubrique Économie
Économie
Rubrique Société
Société
Rubrique Technologies
Technologies
Rubrique Culture
Culture
MOTS CLÉS
 
Tous les mots

DOSSIERS...
 Le projet |  L’équipe |  L’association |  Nos outils  | Actualités |  Sources |  Alertes  
Abonnés : connectez-vous

 
Oubli du mot de passe
TRANSFERT S'ARRETE
Transfert décryptait l'actualité des nouvelles technologies, proposait un fil info quotidien et une série d'outils de veille. Notre agence, refusant toute publicité, dépendait de ses abonnements.
  COPINAGES
Ecoutez Routine.
Protégez-vous.
Auditez votre cybersécurité.
Chiffre du jour
700 000
dépistages génétiques chaque année en Europe, selon la Commission européenne (...)
Revue de Web
 Lindows harcelé
 Cyberdissidents vietnamiens en appel
 Plus de CO2 = moins d’eau potable
Phrase du jour
"Ce service public que nous assurons a besoin de votre soutien pour perdurer"
L’association Inf’OGM, qui justifie la fin de la gratuité de son bulletin d’information (...)

Dossier
Le nucléaire mis au secret
Dossiers récents
 Racisme en ligne : l’affaire Sos-racaille
 Le fichage des passagers aériens
 La bataille des brevets logiciels
 L’impasse énergétique
 L’hydrogène, une énergie (presque) propre
Tous les dossiers
Spacer
Unes de la semaine

lundi 1er/12 Transfert.net

vendredi 28/11 Économie

jeudi 27/11 Société

mercredi 26/11 Culture

mardi 25/11 Économie

Spacer


27/02/2001 • 10h41

Rapport RSF/Transfert - Les ennemis de l’Internet : Chine fin

CHINE(suite)

A plusieurs reprises, les autorités ont sanctionné des sites Internet. Ainsi, le 13 mai 2000, le gouvernement a suspendu le site China Finance Information Network pour une période de quinze jours et contraint ses propriétaires à payer une amende de 15 000 yuans (environ 2 000 euros). Le journal économique en ligne était accusé d’avoir diffusé des " rumeurs nuisibles à l’image du gouvernement ". Cette condamnation faisait suite à la publication d’un article sur la corruption d’un responsable politique local. De la même manière, le 3 août 2000, les services de sécurité ont déconnecté et interdit le site www.xinwenming.net pour avoir diffusé " des informations contre-révolutionnaires " et attiré une " large partie de la communauté dissidente chinoise ". Les cinq dissidents à l’origine du site sont traqués par la police, mais n’auraient toujours pas été arrêtés. Créé le 29 avril 2000, www.xinwenming.net est le premier site hébergé en Chine à réclamer ouvertement la " réconciliation nationale et la démocratie ".

Les autorités interdisent également l’accès à plusieurs dizaines de sites étrangers, notamment ceux mis en place par la dissidence chinoise. De manière sporadique, des sites d’information sont bloqués quand ils contiennent des dossiers sur la Chine. Les sites d’information de CNN, du New York Times et de la BBC sont régulièrement inaccessibles depuis la Chine. Le 14 avril 2000, par exemple, les autorités ont ordonné la fermeture du site anglophone de l’hebdomadaire Beijing Scene à la suite de la publication d’un article considéré comme " tendancieux ". La version papier de ce titre destiné aux expatriés vivant à Pékin, a été également interdite.

Autre cible privilégiée des services de sécurité chinois : les adeptes de la secte Falun Gong qui utilisent l’Internet pour s’organiser et diffuser les préceptes de leur mouvement. Ainsi, en octobre 1999, Zhang Ji un étudiant de la province de Heilongjiang a été arrêté pour avoir diffusé à l’étranger, via l’Internet, des documents concernant Falun Gong. De même, Li Fujun, un professeur de la province de Henan a été condamné à quatre ans de prison pour avoir publié sur le réseau un essai affirmant que la secte Falun Gong aidait à guérir les maladies. En avril 2000, cinq sites de la secte Falun Gong ont été bloqués durant plusieurs jours par l’envoi d’un flot continu de messages.

Les gouvernements provinciaux jouissent d’une certaine autonomie pour mettre en place des politiques de contrôle de la Toile. Au printemps 2000, les autorités de la province du Hubei ont fait fermer temporairement un site après la mise en ligne d’une information relative à un scandale financier touchant le vice-gouverneur de cette province. Le 8 août 2000, on a appris qu’une vingtaine de provinces et de villes chinoises étaient en train de mettre en place des unités de police Internet pour " administrer et maintenir l’ordre " sur les réseaux informatiques (selon l’agence officielle Xinhua). Leur mission est de censurer les informations anti-gouvernementales, pornographiques ou simplement " négatives ", comme des rapports sur la corruption. Peu de temps après, la première brigade spécialisée a vu le jour dans la province orientale de l’Anhui. Selon la presse officielle, elle a résolu, en quelques semaines, une série de " crimes en ligne ", allant de l’" escroquerie " à la " pornographie ", et a contribué à mettre au point des filtres Internet pour protéger les enfants.

Autre pratique de la police Internet, les descentes dans les cybercafés pour sonder les ordinateurs, ou la fermeture des établissements semi-clandestins. En décembre 2000, une centaine de policiers ont lancé une opération contre le plus grand café Internet du monde. L’enseigne Fei Yu (littéralement " voler dans l’univers ") occupe une bonne partie de la rue située à la sortie de l’Université Beida. Les policiers ont examiné les mémoires de 860 ordinateurs. Bilan : cinquante machines révèlent que des utilisateurs ont visité des sites pornographiques, entraînant leur saisie immédiate et une amende de 30 000 yuans (environ 3 800 euros) pour leur propriétaire. Le patron de Fei Yu, Wang Yue Sheng, âgé de 38 ans, qui est également député explique que " les propriétaires des cafés Internet sont responsables de ce que font les internautes ".

Le 16 mars 2000, la mairie de Pékin avait rendu publique une directive autorisant la fermeture des cybercafés qui ne contrôlent pas les sites visités par leurs clients. Selon le quotidien officiel China Daily, ce texte précise que les internautes ne sont en aucun cas autorisés à " prendre part à toute activité susceptible de mettre en danger la sécurité publique, de troubler l’ordre public ou de s’ingérer dans les droits et les intérêts publics ". A Shanghai, le gouvernement avait fermé, successivement en juin 1999 et en février 2000, quatre cent vingt cybercafés pour absence de licence.

Pour renforcer ses moyens de répression, le gouvernement chinois a établi un cadre législatif très strict concernant l’Internet. En moins d’un an, ce ne sont pas moins de trois lois qui ont été adoptées.

Le texte promulgué le 1er octobre 2000, s’attaque à la participation du capital étranger dans le secteur de l’Internet et au contrôle des opérateurs sur leurs sites. Il prévoit notamment une autorisation préalable du ministère de l’Industrie de l’information pour les étrangers qui souhaitent investir dans ce secteur. Par ailleurs, les responsables des sites chinois sont contraints, sous peine d’amende ou de fermeture, de réviser et de censurer le contenu des informations publiées sur leurs sites. Fait nouveau, ils sont obligés de rapporter aux autorités compétentes toute infraction. Ils doivent également être capables de fournir à l’administration les adresses des internautes qui ont visité leur site au cours des soixante derniers jours. Cette nouvelle réglementation rappelle qu’il est interdit de diffuser sur l’Internet des informations " subversives", des documents qui incitent à la " haine ethnique, à la discrimination, aux superstitions féodales ", qui répandent " des rumeurs susceptibles de provoquer le désordre social ou d’endommager la stabilité sociale ", qui favorisent le séparatisme tibétain ou taiwanais, ou qui traitent " de l’obscénité, de la pornographie, de la violence ou du terrorisme ".

Le Parlement a également adopté, le 6 novembre 2000, un texte sur le contenu des sites d’informations et des forums de discussion chinois. Avec cette nouvelle loi, les sites ne peuvent diffuser que des informations fournies par un média public, c’est-à-dire soumis à la censure et aux contraintes de la propagande. Les informations provenant de médias étrangers ne peuvent être diffusées sur les sites chinois qu’après l’obtention d’une autorisation officielle. De plus, les sites seront tenus pour responsables de la diffusion de toute information " subversive ". L’agence de presse officielle Xinhua a précisé que "personne ne peut diffuser des informations qui vont à l’encontre de la Constitution, mettent en danger la sécurité de l’Etat, sabotent l’unité entre les groupes ethniques et propagent des idées hérétiques, la pornographie, la violence ou toute autre information ". Ces mesures concernent également les forums de discussion. Tout contrevenant à cette nouvelle législation, et notamment les animateurs des sites, risquent une sanction administrative, des amendes ou des peines de prison, selon la " gravité " de la faute. Cette dernière mesure place les sites d’informations dans une situation de dépendance vis-à-vis de la presse officielle.

Enfin, le 28 décembre, une loi qualifie de " cyber-criminalité " et de " cyber-dissidence " la " propagation de rumeurs, la diffamation ou la transmission d’informations nuisibles, l’incitation au renversement du pouvoir d’Etat ou du système socialiste ou à la division du pays. " Le texte prévoit des peines de prison pour " la promotion ou l’organisation de sectes religieuses " et la " fuite de secrets d’Etat ".

Fiche technique :

Population : 1,26 milliard

PIB par habitant et par an : 3 105 dollars

Fournisseurs d’accès à Internet : environ 200

Internautes : 20 millions (chiffre officiel)

Ministère de l’Industrie de l’information (en chinois)
http://www.mii.gov.cn/ Human Rights in China
http://www.hrichina.org/ Bureau de la sécurité publique
http://www.China-infosec.org.cn China Daily (officiel, en anglais)
http://www.chinadaily.com.cn http://www.sohu.com (en chinois et en anglais)
http://www.sohu.com (en chinois et ... VIP Reference:
http://www.bignews.org Site de Huang Qi (en chinois)
http://www.6-4tianwang.com Site d’information gouvernemental anglophone (rapports du ministère de l’Industrie de l’information et du Centre d’information national chinois sur les réseaux)
http://www.chinaonline.com
 
Dans la même rubrique

28/11/2003 • 18h33

La Criirad porte plainte contre la Cogema pour avoir diffusé des infos sur les déchets nucléaires

27/11/2003 • 17h14

La Cnil met les"étiquettes intelligentes" sur sa liste noire

26/11/2003 • 18h54

Un observatoire associatif pour lutter contre les inégalités

24/11/2003 • 22h09

EDF refuse d’étudier la résistance de l’EPR à une attaque de type 11-septembre

24/11/2003 • 18h36

La Grèce bannit la biométrie de ses aéroports à un an des Jeux olympiques
Dossier RFID
Les étiquettes "intelligentes"
Dernières infos

28/11/2003 • 19h29

Quand le déclin de la production pétrole mondiale va-t-il débuter ?

28/11/2003 • 19h19

Les réserves de pétrole sont dangereusement surévaluées, dénonce un groupe d’experts

27/11/2003 • 19h01

Un traité onusien veut obliger les belligérants à nettoyer les "résidus explosifs de guerre"

26/11/2003 • 19h06

"The Meatrix", un modèle de dessin animé militant, hilarant et viral

26/11/2003 • 18h47

Pour les Etats-Unis, les essais nucléaires ne sont pas encore de l’histoire ancienne

25/11/2003 • 19h13

Les hébergeurs indépendants ne sont toujours pas responsables, pour l’instant

25/11/2003 • 19h04

Les licences Creative Commons bientôt disponibles en français

24/11/2003 • 18h16

10 000 manifestants réclament la fermeture de la School of Americas

21/11/2003 • 19h36

Deux affaires judiciaires relancent la polémique sur la responsabilité des hébergeurs

21/11/2003 • 19h04

Un anti-raciste poursuivi en justice pour antisémitisme

21/11/2003 • 18h48

Le festival Jonctions confronte art, technologies et éthique

20/11/2003 • 19h28

Un fonctionnaire ne peut utiliser sa messagerie professionnelle à des fins religieuses

20/11/2003 • 19h00

Les technologies de surveillance automatisée tiennent salon au Milipol 2003

20/11/2003 • 18h22

Zouhaïr Yahyaoui libre, les cyberdissidents tunisiens restent harcelés par le régime

20/11/2003 • 16h29

Le site parodique Send Them Back milite pour le renvoi de tous les mp3 "volés" à la RIAA


Contacts |  Haut de page |  Archives
Tous droits réservés | © Transfert.net | Accueil
Logiciels libres |  Confidentialité |  Revue de presse