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26/02/2001 • 13h10

Rapport RSF/Transfert - Les ennemis de l’Internet :

RSF ;Afriques;Maroc
MAROC

Le gouvernement marocain n’impose aucune restriction concernant l’accès à Internet. D’après le témoignage de plusieurs responsables de cybercafés de différentes villes marocaines, tous les sites de la Toile sont consultables. Selon l’un deux, les sites proches du Front Polisario (et regorgeant d’informations impossibles à trouver dans la presse nationale) sont, par exemple, accessibles. Une responsable de l’association Arso, un site de soutien au peuple Sahraoui, confirme que arso.org n’est pas censuré au Maroc. En 1999, le fournisseur d’accès Maroc Trade and development services (MTDS), a été victime de coupures de lignes répétées de la part de l’opérateur public des télécommunications. Soutenu financièrement par les Etats-Unis, MTDS était soupçonné par les services de renseignement marocains d’être le fer de lance d’une pénétration américaine au Maroc.

Pour l’instant, aucun cadre de régulation d’Internet n’a été mis en place. Selon un journaliste marocain, spécialisé dans les nouvelles technologies, " aucune poursuite n’a jamais été engagée contre un site ou des internautes marocains, il n’existe pas de jurisprudence dans ce domaine ". Toutefois, sous la pression des partis conservateurs et islamistes, le gouvernement s’apprêterait à légiférer pour lutter " contre les phénomènes pervers portant atteinte aux bonnes mœurs en raison du libre accès ", selon les déclarations de Mohamed Bouzoubaa, ministre chargé des Relations avec le Parlement. Principales cibles : les sites à caractère pornographique, en libre accès dans les cybercafés, alors que le code pénal marocain prohibe totalement la pornographie. La solution envisagée : réglementer les horaires d’ouverture des cybercafés et fixer un âge minimum. D’autres projets de lois sont à l’étude, dont un sur " la protection des personnes physiques à l’égard du traitement informatique de données nominatives ". Il instaurerait, entre autres, un équivalent marocain de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés).

Le 2 décembre dernier, trois titres de presse (Demain, Le Journal et Assahifa) ont été définitivement interdits de publication par le gouvernement marocain. Leur crime : avoir publié ou commenté une lettre de Mohamed Basri, datée de 1974, et mettant en cause Abderrhamane Youssoufi, l’actuel Premier ministre du Maroc, dans la tentative de putsch menée contre le roi en 1972. Cette mesure censoriale a conduit les responsables des journaux à se tourner vers le Réseau. Par solidarité, plusieurs sites français (Courrier international, RSF, etc.) ont intégré dans leurs pages web le contenu censuré par les autorités marocaines. Le 10 décembre 2000, la rédaction du journal Demain a décidé d’envoyer (par e-mail) la totalité des pages de l’édition censurée à un site alternatif français, samizdat.net. Le but : multiplier les " sites-miroirs " et rendre quasi-impossible toute censure. " Internet a un rôle extraordinaire à jouer. Dans le cas présent, nous ne pouvions sortir un numéro sans que les ciseaux de la censure passent. " explique Ali Lmrabet directeur de la publication du magazine Demain. De son côté, la rédaction du Journal et d’Assahifa (son édition en arabe) a lancé un site web afin d’informer les internautes sur sa situation. Son jeune directeur de la publication, Aboubakr Jamai, a entamé une grève de la faim afin d’obtenir l’autorisation de lancer un nouveau journal. Le 12 janvier, Aboubakr Jamai a reçu un récépissé des autorités marocaines lui permettant de démarrer deux nouveaux titres. Durant cette crise, les réseaux informatiques ont eu un rôle important dans la défense de la liberté d’expression.

Fiche technique :

Population  : 27,3 millions d’habitants

PIB par habitant et par an : 3 305 dollars

Fournisseurs d’accès à Internet  : une dizaine

Internautes : 120 000

L’accès à Internet est libre. Dix villes sont raccordées au Réseau. Si environ 75 000 foyers sont abonnés à un fournisseur d’accès, une majorité de connexions ont cependant lieu dans les cybercafés.

Le secrétariat d’État à la Poste et aux Nouvelles technologies de l’information:
http://www.septi.gov.ma L’Association de soutien à un référendum libre et régulier au Sahara Occidental:
http://www.arso.org/index.htm Pour acheter le rapport Les Ennemis d’Internet sur 00h00.com:
http://www.00h00.com/direct.cfm?tit...
 
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