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4/10/2001 • 18h40

L’UMTS ne doit pas être déployé trop rapidement

Tracy Smith est senior manager dans le cabinet de consultants Deloitte Consulting. Spécialiste des télécoms, il conseille les opérateurs sur leur gestion de la crise, notamment en prévision de la troisième génération de téléphonie cellulaire.

L’UMTS, c’est pour quand ?

Les opérateurs sont en grande partie responsables de l’échec du WAP. Ils ont créé une attente qu’ils ne pouvaient satisfaire. Pour l’UMTS, les opérateurs ont tiré les leçons du WAP : ils sont beaucoup plus prudents et ne promettent rien pour tout de suite. Il y a déjà eu des retards dans le lancement du GPRS, la génération intermédiaire avant l’UMTS. Aujourd’hui, le réseau est en place, mais les opérateurs avaient sous-estimé les difficultés de sa mise en œuvre. Résultat, lors des premiers tests, le GPRS tournait à peine plus vite que le GSM : il plafonnait à 10 ou 12 kilobits par seconde au lieu des 35 à 40 kilobits par seconde prévus. Ensuite, il y a le problème des terminaux GPRS. Ils sont très peu nombreux sur le marché. Ces appareils sont complexes, car ils intègrent beaucoup de couches logicielles et ils doivent rester connectés en permanence. Les déboires actuels des équipementiers n’arrangent rien. En fin de compte, les premières applications GPRS n’arriveront qu’à la fin de l’année.

Aujourd’hui, l’industrie des télécoms annonce des vagues de licenciements. La plupart des valeurs du secteur ont dégringolé au point que des fleurons sont susceptibles d’être rachetés. Qu’en est-il des opérateurs ?

La vraie question que se posent maintenant les opérateurs, c’est : existe-t-il un marché pour l’UMTS ? Ou plutôt quand va-t-il se débloquer ? Qui sera prêt à payer ? On réalise que les gens ne vont pas forcément multiplier par dix leurs dépenses de loisirs parce que les accès sont multipliés. Or, il suffit de faire un petit calcul pour réaliser l’ampleur du problème. Les plus touchés sont les petits opérateurs qui ont une moindre base d’abonnés, et qui sont donc moins bien placés pour négocier des terminaux ou des accords de roaming à bas prix. Prenez le coût d’une licence UMTS, 4,95 milliards d’euros, à doubler d’une somme équivalente pour la construction des réseaux. On arrive à 9,9 milliards d’euros au total. La moitié de la population française, soit 30 millions d’habitants, possède un téléphone portable. Quinze millions sont clients de France Télécom. Si je divise 9,9 milliards d’euros par 15, cela me donne un coût de l’UMTS de 660 euros par personne ! Pour SFR, ce ratio monte à 1 100 euros, et si Bouygues avait une licence, cela lui reviendrait à 1 650 euros ! Et encore, on ne compte pas les coûts du marketing, de la subvention du terminal... Et on part de l’hypothèse improbable que tout le monde migre du jour au lendemain vers l’UMTS.

Quelle stratégie les opérateurs doivent-ils adopter ?

La première chose à faire, c’est réduire la charge financière des licences. Jean-Marie Messier a déjà entrepris de le faire, mais d’une bien étrange manière. Il a attendu le dernier moment avant de refuser de payer. Pourquoi s’est-il permis d’aller jusque-là ? Bercy ne pouvait se payer le luxe d’avoir un seul opérateur pour l’UMTS. Pour autant, on voit mal l’...tat renoncer aux trois-quarts de la recette fiscale prévue. Tout dépendra du degré de conviction de Jean-Marie Messier : désire-t-il tant que cela avoir une licence ? Il est clair, aujourd’hui, que ce n’est pas Cegetel qui va tirer la croissance de Vivendi. Le groupe a d’ailleurs largement investi dans les médias, les contenus. L’accord passé avec Vodafone pour lancer Vizzavi est une reconnaissance implicite que Cegetel était un véhicule insuffisant pour les contenus Vivendi. Trop français, pas assez de clients. La question est même posée dans les milieux télécoms : à terme, SFR ne sera-t-il pas revendu à Vodafone ou à un autre ? Messier est conscient qu’un mouvement de consolidation est en cours, parce que les grands opérateurs sont les seuls à pouvoir réduire leurs coûts.

Quelles sont les autres stratégies suivies par les opérateurs ?

Il y a aussi le partage de sites, déjà courant en Allemagne. On négocie une co-localisation de plusieurs opérateurs sur un même site. Parfois, les opérateurs peuvent même partager leur réseau afin de réduire les coûts. Je crois qu’un accord de principe dans ce sens a déjà été signé en Allemagne. Ensuite, les opérateurs doivent reconnaître que l’UMTS ne doit pas être déployé trop rapidement, sachant que le réseau GSM est aujourd’hui amorti et véhicule des SMS très rentables. Et qu’on ne me dise pas qu’il faut installer une infrastructure GPRS ou UMTS pour combattre la saturation du réseau. D’une part, le réseau français est le moins utilisé d’Europe, d’autre part il serait plus facile d’optimiser le réseau GSM pour cela.

Vous voulez dire que les opérateurs n’ont qu’à reculer la date d’entrée en service de l’Internet mobile ?

Ce délai doit être mis à profit pour tester l’UMTS à partir d’un pilote GPRS. Avec le GPRS, par exemple, on va commencer à facturer à l’application, et non plus au forfait. Aujourd’hui, seul NTT DoCoMo sait le faire. Je pense que le modèle que nous adopterons en Europe sera hybride : on fera payer un peu à la donnée, à la durée du contact, à l’application... Chaque opérateur proposera un bouquet de services avec des options. Le métier commence à ressembler à celui de câblo-opérateur... Ensuite, les opérateurs devraient enrichir leur connaissance du client. Ils possèdent aujourd’hui une mine d’informations qui n’est pas traitée. L’an dernier, ils ont négocié avec les sociétés de commercialisation de services pour rapatrier les données que ces intermédiaires commerciaux captaient sur les clients. Ils vont pouvoir lancer des offres de type push géolocalisé. Vous passez devant un McDo, il vous envoie une annonce sur une promo de Big Mac.

C’est effrayant !

Bien sûr, ca sera encadré. Ce type de formule sera une façon de réduire sa facture de téléphone. Vous acceptez de recevoir dix SMS en push chaque mois et, en échange, vous bénéficiez d’un rabais.

Les opérateurs vont donc commencer à s’intéresser de plus près à nos données...

Oui, et à cette occasion, ils vont devoir se repositionner dans la chaîne de valeur. De nouveaux acteurs apparaissent sur leur créneau traditionnel. Les équipementiers n’hésitent plus à créer une relation directe avec le client final. Nokia a ainsi ouvert le site du Club Nokia, où l’on trouve des jeux, des sonneries à télécharger... Ensuite, les portails comme Yahoo ! font irruption. Tout ce petit monde cannibalise une partie des revenus de l’opérateur. Ce dernier doit donc faire des choix. Il ne pourra pas faire tout tout seul. Il va devoir apprendre à gérer les partenariats, par exemple avec les revendeurs qu’on appelle les MVNO (Mobile Virtual Network Operators), mais surtout avec les fournisseurs d’applications. Les opérateurs vont devoir se poser des questions comme : Dois-je fournir le système de facturation clé en main à ces acteurs ? Dois-je leur apporter le service clientèle ? Au cas où ils renonceraient à exercer ces responsabilités, les retombées en termes d’images pourraient être négatives, parce que les clients ne sauraient pas à quel interlocuteur s’adresser.

 
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