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15/12/1999 • 13h41

Je souhaite parfois qu’un autre ait inventé l’Apple

Steve Wozniak est le co-fondateur d’Apple, avec Steve Jobs. Il est le bidouilleur derrière l’homme de marketing. Il a quitté Apple depuis longtemps pour enseigner, libéré de tout souci financier. Pour )transfert, il revient sur ce qu’il a créé, et parle de ce qu’il souhaite désormais faire.

) Quel effet cela fait-il d’être l’homme qui a lancé une révolution ?

• Steve Wozniak : Un ordinateur, prêt à l’emploi, dans une boîte de plastique, c’était vraiment l’idée de Steve Jobs. Ma contribution portait plutôt sur la conception d’un ordinateur très riche en terme de performances, mais avec très peu de circuits imprimés, à bas prix et fabriqué simplement. Je pensais qu’avec moins de puces électroniques, il serait aussi plus solide. J’ai aussi apporté quelques trucs en plus, comme la couleur, le graphisme, le son, etc. Sans cela, je ne pense pas que l’Apple II aurait été si populaire. De la même façon, il n’aurait jamais intéressé le public si nous n’avions pas livré au client un ordinateur opérationnel immédiatement. Au début, il n’y avait quasiment pas de programmes, alors inclure Basic, le système d’exploitation, directement dans la mémoire de l’ordinateur était également un plus. En même temps, en tant que personne, je souhaite parfois qu’un autre ait inventé cela. J’ai une vie beaucoup, beaucoup trop occupée, alors que je suis le genre de personne qui aspire à une vie simple et tranquille.

"Apple est un monopole

"


) Apple fait un retour en force. Travaillez-vous aujourd’hui avec eux ?

• Pas officiellement, et de façon pas très significative. Le retour d’Apple est en partie dû aux fidèles, que l’on a réussi à garder, et à de bons produits. Mais c’est surtout dû, à mon avis, à un fonctionnement efficace, sans excès. Au fond, nous sommes un monopole, avec 100 % de notre marché, et le phénomène passe inaperçu car seul Microsoft attire l’attention. Nous fabriquons des ordinateurs et les vendons avec un profit important, à la différence des PC à bas prix. Il est ainsi impossible de perdre de l’argent, à moins de fabriquer des produits dont personne ne voudrait.

) Vous êtes maintenant très impliqué dans l’enseignement. Etait-ce l’un de vos rêves  ?

Oui. Je considère les enseignants comme la force la plus importante pour notre croissance et pour l’amélioration du monde. J’ai toujours attaché une importance particulière aux jeunes. Je me considérais comme l’un de leurs amis. J’ai toujours aimé jouer avec eux, les faire rire, leur raconter des histoires ou leur apprendre des choses intéressantes. Un jour, je me suis rendu compte que les deux choses les plus importantes pour moi étaient les ordinateurs et les enfants. J’ai alors commencé à donner de l’équipement aux écoles. Cela m’a conduit à former les enseignants, puis à enseigner… Ce dont je parlais depuis peut-être vingt ans était devenu réalité.

) Travaillez-vous toujours sur un projet informatique  ?

• Non. Je n’en ai pas le temps. Il me faut assurer la maintenance des routeurs, serveurs et ordinateurs de la famille, m’occuper de mon ordinateur, me tenir au courant de ce qui se fait, être sûr que tout fonctionne là où je donne des cours, enseigner, aider les enfants dans leur travail à la maison, les accompagner dans leurs activités, voir un film de temps en temps, répondre à 200 courriers électroniques par jour et voyager pour des conférences... De plus, je ne serais comblé que si je travaillais sur un projet vraiment innovant. J’ai vécu et respiré pour cela à une époque, mais je n’en ai plus ni le temps, ni l’envie.

) Comment vit-on dans la Silicon Valley quand on n’est pas dans la folie informatique  ?

• Je prévois de quitter la zone aussi vite que je le pourrai. Sans doute dès que mon dernier enfant aura terminé le lycée. Je suis arrivé dans la Silicon Valley en 1958, quand on l’appelait encore Santa Clara Valley. Je vivais à Sunnyvale, pour me déplacer je devais prendre mon vélo pour traverser les vergers. Le lieu s’est rempli et a commencé à être goudronné quand j’allais à l’école, puis au lycée. Puis j’ai déménagé à Cupertino, qui était un peu moins développé. Mais, pendant les premières années d’Apple, la ville s’est peu à peu modernisée, donc je suis allé encore plus loin. Ici, la circulation et les affaires sont terribles, la qualité de l’air est encore pire qu’à Los Angeles, et le coût de la vie s’approche de celui de New York. Cela n’a plus rien à voir avec le sentiment d’espace de ma jeunesse, et j’attends avec impatience le moment d’aller vivre ailleurs.

 
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